Comment et pourquoi enregistrer vos répétitions ?

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Il est bon de temps-en-temps d’enregistrer vos répétitions. Sans bien sûr tomber dans l’excès non plus d’enregistrer chaque répétition en entier, et de tout réécouter en intégralité (sauf si vous avez beaucoup, beaucoup de temps).

Cela peut vous être utile à plusieurs niveaux. C’est que je vous propose d’étudier aujourd’hui…

Le matos

Vous pouvez utiliser un petit enregistreur avec micro intégré (du type Zoom H4n, le best-seller : lien ici).

Vous pouvez aussi utiliser un micro à brancher sur votre smartphone (du type Rode pour iphone par exemple : lien ici).

Je déconseille l’usage des micros intégrés au téléphone, la qualité n’est à mon avis pas suffisante (pas de réglage de niveau, saturation…).

Préférez aussi un enregistreur qui enregistre directement en mp3 et en WAV, et avec des entrées ligne et micro. Le mp3 est utile pour un rendu sans qualité optimale nécessaire, et cela vous évitera un réencodage pour envoyer aux autres membres du groupe.

L’entrée ligne et le WAV peuvent être utiles pour brancher l’enregistreur avec un adaptateur directement depuis la table de mixage. Vous aurez ainsi une idée du son que vous produisez.

Attention : n’oubliez pas dans ce cas que la batterie acoustique sonnera certainement moins fort sur l’enregistrement de la table que dans la salle (car moins amplifiée), et que vous perdez la réverbération naturelle du lieu. À moins de mettre un micro d’ambiance…

Que faut-il écouter ?

Écoutez si vos arrangements sont corrects, si tout le monde trouve sa place, vérifiez la progression du morceau (évitez par exemple que chaque couplet et chaque refrain soient identiques), écoutez aussi si tout le monde est en place rythmiquement.

Fixer les idées

Vous pouvez aussi vous enregistrer pour fixer les idées, et pour pouvoir travailler votre partie chez vous. Cela ne remplace pas le filage, mais cela y prépare sérieusement !

Si vous avez la possibilité technique d’enregistrer en multipiste les morceaux lorsqu’ils sont figés, cela devient très intéressant. En effet, chaque musicien pourra jouer seul, chez lui, en remplacement de sa propre piste.

Le filage

Enregistrez votre filage.

Le filage ? Mais qu’est-ce que c’est ?

C’est se mettre en situation de concert.

Vous jouez tout votre set, sans interruption.

Le but n’est pas de corriger les morceaux, mais de travailler votre show, les enchaînements, les différentes ambiances, votre jeu de scène, etc.

Vous devez en général en faire un avant chaque concert, si ceux-ci sont espacés dans le temps. En plus, les durées de vos spectacles peuvent varier de l’un à l’autre, et du coup votre set-list aussi !

En résumé

Ce que vous devez analyser à l’écoute :

  • vos arrangements,
  • tout le monde est-il bien en rythme ?
  • Portez une oreille attentive aux fluctuations de tempo,
  • la cohérence entre les instruments,
  • l’évolution dans le morceau (arrangements et expressivité),
  • le groove,
  • les volumes et l’équilibre sonore (la guitare est-elle trop forte, par exemple ?), mais prendre conscience de la position de votre enregistreur,
  • la durée entre les morceaux si c’est un filage.

Ce qui n’a absolument pas d’importance à l’écoute :

  • la qualité sonore de l’enregistrement,
  • les problèmes personnels (certains solos…)

À vous de voir, mais l’enregistrement ne doit pas devenir une contrainte. Dans cette vision des choses, on ne travaille pas pour l’enregistrement, mais on l’utilise pour nous aider à avancer.

Bon courage !

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Comment s’organise une scène de concert ?

Peut-être que vous n’avez pas encore fait beaucoup de scène, et que vous ne savez pas exactement comment cela s’organise avec un ingé-son sur place.

Rassurez-vous, dans cette vidéo, je vais vous montrer 2 scènes différentes pour vous montrer tout ça. Ainsi, vous saurez à quoi vous attendre.

Vous verrez que les 2 scènes sont assez semblables, et que ce qu’on vous demande sera toujours à peu près la même chose.

C’est parti !

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Comment réaliser une fiche technique pour vos concerts ?

Version vidéo de l’article sur YouTube :

Génial !

Vous venez d’apprendre que vous allez jouer sur une grande scène, avec une énorme sono, la totale.

Vous êtes fin prêt à mettre la patate et à prendre plaisir dans un grand espace et avec du matériel digne de ce nom.

Puis, l’organisateur vous demande votre fiche technique.

Kesako ?

Nous allons voir maintenant l’utilité de cette fameuse fiche technique, et comment la rédiger. Et en plus, vous verrez que je vous ai mâché le travail.

C’est parti !

Une fiche technique, mais pourquoi donc ?

Lorsque vous jouez dans des cafés ou des restos, bien souvent la question ne se pose pas.

Vous vous placez de sorte à faire rentrer tout le monde sur un timbre poste. Ça devient un vrai jeu de Tetris 3D, on empile le plus possible pour gagner de la place.

En général, vous réglez vous-même votre son, vous faites au mieux à grands coups de compromis pour avoir le meilleur son possible.

Par contre, sur une grande scène, vous aurez plus de liberté. Mais vous devez réfléchir au préalable à votre disposition de scène (aspect visuel et confort).

Les emplacements de chacun doivent avoir été décidés AVANT le concert.

Vous devez aussi savoir que le jour du concert, vous travaillerez avec des techniciens. Ils vous sonoriseront, et ne vous connaissent pas forcément.

Dans ce cas, on comprend évidemment l’utilité de la fiche technique. Elle va les aider à préparer et installer le bon matériel. Tout le monde gagnera un temps fou, sans parler du stress.

La disposition sur scène

Évidemment, la disposition de scène doit impérativement figurer sur la fiche technique. Et ce pour plusieurs raisons :

  • les techniciens pourront installer le matériel de chacun au bon endroit (DI box, retours, etc…)
  • les éclairagistes pourront aussi configurer leurs projecteurs,
  • si vous êtes plusieurs groupes à vous succéder sur la scène, un support visuel aidera aussi à déplacer le matériel de chaque groupe et à le réinstaller rapidement.

Il n’y a pas vraiment de règle pour se placer, cela relève plus du bon sens. Je ne me rappelle pas avoir déjà vu de batteur devant un chanteur…

Vous devez tenir compte du jeu de scène que vous voulez offrir à votre public, et aussi de la répartition sonore.

Si un de vos camarades joue très très fort, éloignez-vous de lui !

Votre confort sur scène est absolument primordial. Il conditionnera la qualité de votre prestation. Il est impossible de jouer convenablement si vous êtes gêné. Oh, vous pourrez toujours jouer correctement, mais votre expressivité va en prendre un coup.

A contrario, j’ai aussi connu beaucoup de musiciens vite gênés. Ils ne supportaient pas beaucoup d’entendre les autres. À mon avis, ce sont des personnes qui jouent très souvent seul.

Vous ne serez jamais dans les mêmes conditions sonores que dans votre salon. Apprenez à vous écouter parmi vos camarades.

Les retours de scène

Faites attention aux retours partagés.

Il se peut que vous soyez dans l’obligation de le faire parce qu’il n’y a pas assez de HP, ou pas assez d’AUX sur la table. Dans ce cas, je vous conseille de séparer les instruments qui jouent dans la même plage de fréquence.

Sinon, vous risquez un effet de masquage et vous aurez un brouhaha inaudible.

L’aspect visuel

En musique live, l’aspect visuel est extrêmement important. Le public est là pour vous VOIR JOUER.

Essayez de trouver une disposition qui permet de voir tout le monde correctement. Cela n’est évidemment possible qu’avec un certain espace disponible.

Un piano (exemple pris complètement au hasard, vous vous en doutez 🙂 ) est souvent placé de sorte qu’on puisse voir le jeu de la main droite.

Petite remarque en passant : méfiez-vous aussi des différences d’emplacements par rapport à votre local de répet’. Cela peut vous troubler, notamment pour les repères visuels. Par exemple si vous voyez le dos du chanteur à la place de sa tête…

Entraînez-vous donc dans ces dispositions lors de vos filages.

La fiche technique

Enfin, cher lecteur, on en arrive à la fameuse fiche technique…

Que devez-vous y indiquer ? Quelques conseils :

  • la taille de votre espace scénique minimum,
  • l’emplacement de chacun schématisé sur un plan, en symbolisant les différents instruments,
  • s’il faut des praticables pour la batterie et le clavier,
  • le matériel utilisé par chacun (instruments, amplis…),
  • la façon dont doit être sonorisé chaque instrument ou chanteur(euse) : micro, DI, line out d’amplis, mono/stéréo, nombre d’entrées nécessaires sur la console de mixage, etc.
  • Nombre de retours et de circuits de retours indépendants, et comment les placer,
  • comment placer les retours ou ear-monitoring (si tu as le temps, cher lecteur, tu peux aller voir mon article Voulez-vous VRAIMENT investir dans le ear-monitoring ? en cliquant ici),
  • les prises de courant nécessaires,
  • toute autre remarque utile…

Tant qu’on y est, vous pourrez donner si nécessaire dans le dossier des indications diverses qui peuvent avoir leur importance. Par exemple, si vous avez une allergie à signaler pour le catering, etc.

Fiche pré-remplie

Voici une fiche pré-remplie que vous pourrez utiliser. Il vous suffit de la compléter.

Vous aurez bien compris qu’il suffit de remplacer les XXXXX par vos propres données…

Pour la télécharger, cliquez sur le format choisi :

Vous avez donc maintenant tout ce qu’il faut pour réaliser votre fiche technique.

Petit avertissement : ce n’est pas parce que vous l’avez rédigée qu’elle ne doit plus être modifiée. Avec le temps, vous vous disposerez peut-être différemment, ou utiliserez du nouveau matériel.

Mettez votre fiche à jour constamment, n’imprimez pas 1 000 exemplaires du premier coup.

Petit avertissement n°2 : ce n’est pas parce que vous n’avez pas de grande scène prévue que vous ne devez pas remplir de fiche. Commencez à y réfléchir, faites-en une dès maintenant !

Pourquoi ?

Cela permettra d’une part de ne pas être pris de vitesse, et surtout de discuter et débattre de certains points le plus tôt possible.

Tous les groupes n’ont pas forcément une entente extraordinaire, et l’ego peut commencer à se sentir chez certain (JE joue devant, JE veux 3 retours pour moi…)

Enfin, cela fixera vos idées même pour les petites scènes.

Vous aurez réfléchi à tous ces problèmes, et vous tenterez de vous rapprocher le plus possible de votre configuration idéale. La fiche pourra aussi vous être utile comme une liste de matériel à ne pas oublier, et chacun pourra participer à son installation.

Maintenant, à vous de jouer, téléchargez la fiche et commencez à la remplir !

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Comment réaliser vos clips vidéo ? Les bases à connaître absolument

Avant de lire cet article, ami lecteur, il faut savoir que la vidéo ci-dessous donne les idées principales mais aussi et surtout des explications avec des démonstrations sur écran.

Vous avez enregistré votre tube ?

Maintenant, il est temps de tourner votre clip. La vidéo est incontournable, c’est le moins qu’on puisse dire.

Mais déjà là, il y a une erreur. Une faute dans votre organisation.

On pourrait croire au départ qu’il faut se concentrer exclusivement sur l’enregistrement d’abord, et réfléchir au clip ensuite.

Je vous conseille d’avoir une idée précise de votre clip le plus tôt possible. Souvent même avant l’enregistrement en studio (ou en home-studio).

Pourquoi ?

Parce qu’il y a plusieurs types de clips vidéo :

  • pendant l’enregistrement en studio,
  • live face au public,
  • live mais dans des lieux insolites (dans un parc ou à la plage, par exemple),
  • clip qui raconte une histoire comme un court métrage,
  • une combinaison judicieuse des types précédents.

Vous comprenez maintenant que si vous choisissez un clip avec des images de studio, vous avez intérêt d’avoir prévu votre coup à l’avance.

Dans cet article, nous parlerons surtout des situations studio et live. Le court métrage étant plus traditionnel, il se réalise comme n’importe quel autre film. Il faudra toutefois être vigilant quant à la durée finale, contrainte obligée de votre clip.

Croyez-moi : il vous sera sûrement plus difficile d’enlever des plans que d’en rajouter !

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Mixage : les 11 règles indispensables

Vos prises de son sont terminées ? Ça y est, vous êtes prêt pour le mix.

Vous êtes devant votre ordinateur, et là les ennuis commencent.

Que devez-vous faire ?

Par où commencer ?

Oh, vous avez déjà certainement fait quelques petits réglages par-ci par-là. Par exemple avec vos potards de volume et les balances droite/gauche.

Et après ?

Vous avez peut-être l’impression d’être face à un mur et de ne pas savoir par quel bout prendre les choses.

Voici une longue liste d’éléments pour vous aider !

Vous avez aussi une version vidéo de l’article ci-dessous :

La première erreur sera certainement de se précipiter sur vos plugins d’effets. Distorsion, réverbe, ça donne tout de suite de la couleur. On esquisse un sourire de satisfaction, mais rapidement votre mix devient un brouhaha incohérent. On n’y distingue plus rien.

On n’entend plus la basse…

PAS GRAVE ! Vous montez le volume de la basse.

Du coup, on n’entend plus la batterie…

PAS GRAVE ! On va rajouter 2 db à la batterie.

Ha mais oui, et le chant alors ? On ne distingue plus les paroles…

PAS GRAVE ! On va pousser le chant.

Tous les potars sont presque à fond, et le son est pourri.

Tous vos efforts lors des prises sont malheureusement réduits à néant.

Peut-être vous direz-vous que c’est certainement un problème matériel. Qu’il vous faut un arsenal de plugins à 500€ pièces.

J’ai commis cette erreur.

Du coup, j’ai investi dans du matos et des plugins, et j’ai laissé de côté les VST gratuits trouvés sur Internet.

La vérité, c’est que mon son ne s’était pas vraiment amélioré.

Du coup, j’ai investi dans des formations. J’ai progressé petit-à-petit et un nouveau monde s’est ouvert à moi.

Ha, c’est sûr ! Je ne suis pas Bob Ezrin, ni Martin Birch (chacun ses références…). Mais enfin mes mix actuels n’ont rien à voir avec les premiers. Et j’espère surtout que ceux de l’année prochaine seront encore meilleurs !

Sans démarche ni méthode, vous n’y arriverez pas.

Mais alors, comment faut-il s’y prendre ?

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Utiliser des gabarits sous Photoshop pour vos pochettes de CD, DVD…

Dans le précédente vidéo, nous avons vu les bases de Photoshop.

Dans celle-ci, nous allons voir comment utiliser un gabarit pour vos pochettes dans Photoshop.

Ne pas hésiter à revisionner la vidéo précédente ici : https://lemusicienamateur.fr/photoshop-les-bases/

Vidéo sur YouTube :

Voici ce que nous allons apprendre aujourd’hui…

Si votre fabriquant ne fournit pas les gabarits, il peut vous fournir une charte graphique. Dans ce cas, il vous suffira d’entrer les dimensions dans le projet, et positionner vos règles. Voir la procédure dans la vidéo.

Chez Vocation Records par exemple, une fois votre commande validée, on vous fournit des gabarits. Ils correspondent bien entendu à votre projet. Ce ne sera pas le même si vous sortez un CD traditionnel, un digipack, un DVD traditionnel ou avec boîtier slim, etc…

Les gabarits fournis contiennent déjà certains calques, logos ou mentions obligatoires.

Là, 2 solutions :

  • soit vous utilisez ces gabarits pour construire votre pochette,
  • soit vous adaptez ce sur quoi vous avez déjà travaillé.

Dans ce dernier cas, faites attention à 2 choses : tout d’abord aux dimensions à adapter, et ensuite aux marges et traits de coupe.
Conseil : gardez vos calques jusqu’à la fin. Ce sera plus facile d’effectuer des modifications.

Par exemple si votre fond est correct, mais que vos textes sont dans les limites, il sera pratique de changer uniquement le placement de ce texte.

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Photoshop : les bases

Voici une vidéo sur les bases d’Adobe Photoshop :

Cela peut paraître bizarre de parler d’un logiciel de photo et d’infographie dans le cadre du site du Musicien Amateur, mais tôt ou tard vous aurez besoin de maîtriser les fonctions de base du logiciel pour réaliser vos affiches, pochettes de CD ou DVD ou même vos flyers.

Dans cette vidéo nous parlerons des fonctions de bases à connaître, et dans la prochaine nous verrons comment utiliser les gabarits pour les pochettes de CD, DVD et l’incrustation sur le rond du CD.

N’hésitez pas à regarder cette vidéo plusieurs fois, car j’y explique beaucoup de fonctions de base d’un coup.

Fonctions de base :

  • nouveau fichier, format, taille,
  • redimensionner la photo,
  • RVB / CMJN,
  • le principe des calques (non destructifs), ajouter, supprimer un calque, dossier calque, voir/masquer calque, dupliquer calque,
  • les outils : selection, déplacement, pinceau, gomme, texte, recadrer, effets, pot de peinture, lasso, baguette magique…
  • transformation manuelle : agrandissement et réduction avec ou sans proportion, symétrie, déformation,
  • sauvegarder les fichiers, les formats PSD, JPEG, TIFF…

La suite : comment réaliser vos pochettes sous Photoshop en utilisant les gabarits, lien ici.

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