Le musicien Amateur

Comment choisir votre carte son ?

Partager

Carte son-01-1440

Version vidéo de l’article sur YouTube :

Comment trouver la bonne carte son ?

Énormément de modèles, à tous les prix, avec X fonctionnalités, le choix est crucial.

Votre carte son est une pièce maîtresse de votre système.

Vous devrez étudier plusieurs critères que je vais vous exposer ici.

Après avoir lu cet article, vous connaîtrez les caractéristiques nécessaires à votre usage, afin de choisir au mieux.

Commençons tout de suite par un point important…

Carte interne ou externe ?

Énormément de cartes sont externes de nos jours.

Elles sont faciles à transporter et vous pouvez les brancher sur plusieurs systèmes.

Par exemple sur votre tour et sur votre portable pour effectuer des prises de son à l’extérieur.

Si vous optez pour une carte interne et que votre ordinateur se trouve dans une autre pièce à cause du bruit (voir article Choisir son ordinateur pour la MAO, ici), vous aurez besoin de beaucoup de rallonges.

Ces rallonges seront :

  • audio pour chaque entrée,
  • audio pour vos moniteurs,
  • MIDI si vous l’utilisez.

Votre studio peut vite devenir un champ de bataille.

Si vous choisissez une carte externe, il existe des modèles de toutes tailles suivant vos besoins.

Cela va de petites cartes très sympas si vous enregistrez seul, aux gros modèles en rack pour de plus grosses configurations en groupe.

Dans ce cas, vous pourrez même l’installer dans un rack.

Les racks sont soit fixes pour le home-studio, soit mobiles pour enregistrer partout.

Le nombre de pistes que vous voulez enregistrer simultanément

Vous vous enregistrez tout seul ?

Ou vous voulez enregistrer chaque membre de votre groupe séparément ?

Une carte avec 2 entrées devrait vous suffire.

2 entrées pour enregistrer soit 2 entrées en mono, soit un instrument en stéréo.

Mais si vous voulez :

  • enregistrer plusieurs personnes à la fois,
  • brancher plusieurs micros ou plusieurs instruments,
  • brancher un set complet de micros de batterie,
  • placer des micros d’ambiance pour capter la réverbe d’une salle,

alors il faudra opter pour une carte avec beaucoup plus d’entrées.

Le nombre est à définir suivant vos besoins.

En général, plus il y a d’entrées séparées, plus le coût est élevé. Pas de miracle de ce côté-là…

Par contre, vous devrez aussi vérifier que votre logiciel MAO supporte l’enregistrement simultané de toutes ces pistes.

Souvent, un logiciel est fourni avec la carte, cela peut permettre de commencer.

Par contre, si vous souhaitez utiliser votre logiciel préféré, il faudra vérifier les compatibilités et les performances. On les trouve en général sur les sites des fabricants.

Et pour brancher tout ça, voyons maintenant…

Les connectiques audio et vers l’ordinateur

Vérifiez bien comment votre carte se connecte sur votre ordinateur.

Elle peut être USB ou thunderbolt.

Évidemment regardez vos ports disponibles, je ne m’attarderai pas là-dessus.

Par contre, pour l’audio, attention !

Si vos instruments se branchent avec des jacks, pas de problème, de très nombreuses cartes, sinon toutes, les supportent.

Par contre, les micros se branchent avec des câbles XLR.

De plus, certains d’entre eux, appelés statiques, nécessitent une alimentation fantôme de + 48V (voir article Choisir ses micros, ici).

Il faut donc connaître vos micros, et vérifier que votre carte propose l’alimentation fantôme.

Attention, il peut arriver que vous utilisiez plusieurs sortes de micros en enregistrement simultané. Dans ce cas, il faut que votre carte supporte des entrées XLR sans alimentation fantôme, et d’autres avec.

Il y a souvent un petit bouton pour cette fonction. Il affecte soit toutes les entrées, soit une partie d’entre elles.

48v-2-1500

Il existe aussi des connectiques hybrides jack-XLR :

jack-XLR

Elles présentent l’avantage de pouvoir brancher ce qu’on veut, sans adaptateur.

Elles équipent nombre de cartes son et sont bien pratiques.

MIDI ou non ?

La norme MIDI est au son ce que votre traitement de texte est à une page de livre scannée.

Je m’explique.

Lorsque vous tapez votre texte sur votre ordinateur, celui-ci comprend « telle lettre a été appuyée, je la place à cet endroit du document ».

Le MIDI, c’est pareil !

L’ordinateur comprend : « c’est telle note qui a été jouée, avec telle durée, telle vélocité, etc. »

Du coup, vous n’enregistrez pas le son des notes jouées, mais les informations des notes jouées.

Quels sont les avantages ?

Hé bien vous en avez des tas !

Vous pouvez :

  • corriger vos erreurs de jeu,
  • ajouter ou enlever des notes sans la moindre perte de qualité,
  • éditer vos partitions,
  • affecter différents sons,
  • etc.

Les possibilités sont infinis.

En plus, quasiment tous les claviers supportent la norme MIDI.

On les connecte avec une fiche DIN, mais de plus en plus de claviers se branchent maintenant directement en USB.

De toute façon, différents adaptateurs existent :

  • soit vous le branchez directement à votre ordinateur,
  • soit vous choisissez une carte son qui supporte la norme, ce qui permet de limiter le nombre de câbles.

Même si vous n’êtes pas pianiste, un petit clavier maître MIDI vous rendra beaucoup de services (voir article Choisir un clavier MIDI, ici).

À vous de voir !

Avec table de mixage ou non ?

Si vous faites de la scène, une table de mixage est nécessaire.

En home-studio, ce n’est pas forcément indispensable.

Vous pouvez piloter vos pistes sur votre logiciel de mixage.

Il y a même des applications pour tablettes tactiles qui permettent de le faire à distance.

Ça peut être très intéressant pour déclencher vos enregistrements d’où vous voulez, sans lâcher votre instrument.

Certaines cartes son peuvent faire fonction de table de mixage, mais n’ont pas les fameux potards. Par contre, elles sont pilotables et programmable par ordinateur.

Vous voyez, il y a beaucoup de solutions différentes, et cela évolue constamment.

Évaluez vos besoins…

Attention, gros avertissement !

Énormément de tables de mixage proposent un port USB, une fonction carte son, et tout ça a des prix ridicules.

Le TOP, vous dis-je.

Mais…

Très souvent elles ne proposent pas l’enregistrement multipiste.

Tout juste le master de sortie en stéréo.

Et là, vous n’avez plus que vos yeux pour pleurer.

Si vous êtes tout seul, ça fonctionne, mais pour le multipiste il vous faut bien vérifiez sur la documentation du matériel !

Heureusement, certaines tables enregistrent en multipiste.

Comme certaines de la marque Soundcraft, cliquez sur les images :


Plus chère, la célèbre 01V (ou 01Vi) de Yamaha a beaucoup de succès, cliquez sur l’image :
YAMAHA 01V96i CONSOLE NUMERIQUE USB 01V 96 i O1V

YAMAHA 01V96i CONSOLE NUMERIQUE USB 01V 96 i O1V

Préamplis intégrés ou non ?

Lorsque j’ai commencé à enregistrer, j’ignorais jusqu’à l’existence des préamplis.

Par contre, je me suis rendu compte qu’en branchant tel micro ou tel instrument, j’avais un signal très faible à l’enregistrement.

Du coup, comme beaucoup de débutants, j’ai poussé les boutons de volume et le fameux petit bouton « gain » de ma petite table de l’époque.

Le résultat ?

Un gros souffle en bruit de fond sur toutes mes pistes !

La solution ?

Un bon préampli.

On branche l’instrument ou le micro dessus, et le préampli sur la carte son.

Vous montez le gain, et si votre préampli est de bonne qualité, vous aurez un signal plus fort et clair.

Encore un investissement supplémentaire ?

Pas forcément, car nombre de cartes ont des préamplis incorporés !

Elle n’est pas belle, la vie ?

Donc c’est un nouveau critère à prendre en compte pour votre achat.

Une carte possédant des préamplis de qualité sera bien sûr plus chère.

J’ai bien précisé DE QUALITÉ.

Car des cartes bon marché proposent des préamplis, mais lisez bien les critiques et les forums pour en évaluer les performances.

Maintenant, voyons comment rendre votre carte évolutive.

Les extensions possibles

Certaines cartes permettent de brancher une extension, c’est-à-dire de permettre d’enregistrer des pistes supplémentaires.

Du coup, le matériel devient évolutif.

On investit moins au début, et on garde une porte ouverte pour plus tard.

2 sortes d’extensions :

  • soit elles sont de même marque que la carte et se branchent en cascade,
  • soit elles se branchent en ADAT (format standard) et plusieurs marques sont compatibles.

J’ai personnellement opté pour ce choix.

Du coup, on peut utiliser une petite carte pour les besoins courants, et des compléments pour de plus grosses configurations.

Vous connaissez maintenant les points importants.

Comme d’habitude, ce sont vos usages qui détermineront votre achat.

Il est strictement inutile d’acheter le modèle le plus gros et le plus cher pour produire de la musique de qualité.

Mieux vaut un petit modèle de qualité.

Bon achat.

© Tous droits réservés https://lemusicienamateur.fr/

Aller plus loin

J’aime les cartes-son Scarlett Focusrite. Le premier nombre indique le nombre d’entrées, et le second le nombre de sorties. Attention, le premier nombre indique le nombre d’entrées total, et pas forcément le nombre d’entrées analogiques. Ainsi, la 2i2 possède 2 entrées analogiques, mais la 6i6 en possède 4, et la 18i20 en possède 8.

Les préamplis sont de bonne qualité, même s’il faut souvent les pousser.

La solo est peut-être un peu limite puisque vous ne pourrez pas enregistrer en stéréo.

Pour ma part, j’utilise la 18i20, et mon frère la 2i2, la best-seller !

Je couple la 18i20 en ADAT avec le préampli OCTOPRE MKII, ce qui fait au total 16 pistes analogiques en enregistrement simultané. Sur ce modèle, j’apprécie de pouvoir aussi enregistrer en MIDI et d’y connecter directement mes enceintes de monitoring.
J’ai mis les liens des modèles de seconde génération.







Articles connexes :


 

Partager
0

Add a Comment